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[ La
pratique | Page album ]
Les origines du SUMI-E
Littéralement dessin (E) fait à l'encre
noire en bâton (SUMI)
Importé de Chine au Japon via le bouddhisme, le SUMI-E est un art
ancien de 1300 ans (700 après JC). Il est né de la rencontre
de l'encre (utilisée en Chine depuis 5000 ans) et du papier chinois
(inventé en 105 après JC). Les Chinois écrivaient
sur de la soie avant l'invention du papier.
Avec le papier, l'écriture au pinceau devient un art et les calligraphes
expérimentèrent les lignes, éclaboussures, débordements
et tâches avec le pinceau : Le sumi-e naissait. Les formes de base
sont alors les même pour le sumi-e et pour la calligraphie.
Il existait en Chine deux styles : Sumi du nord et Sumi du sud, chacun
d'eux ayant des traits de caractère propre. Le premier plutôt
strict et réaliste alors que le second était plus abstrait.
C'est autour de 618- 906 après JC que le Sumi du
nord fut importé au Japon par les moines bouddhiste Zen, puis,
par la même voie, le Sumi du sud au 13e siècle.
Il fut nommé Sumi-e pour le dessin et Sho-do pour la calligraphie,
les deux utilisations fondamentales furent dissociées.
Au japon, le Sumi-e a acquis ses traits de caractères
spécifiques : spontanéité, geste bref, douceur et
lyrisme et une appellation plus populaire : Suiboku-ga (eau-noir-dessin).

La Pratique
Le sumi-e est un art de spontanéité. Les
traits ne sont pas repris pour être travaillés.
La pratique du sumi-e, comme tous les arts japonais, demande une discipline
rigoureuse et le respect de règles : l'utilisation du pinceau,
la préparation de l'encre, la préparation de la table de
travail, l'attitude corporelle

Sandra BETANCOURT MERCKEL, Shihan, est l'élève
de SHUNYO KAWARABAYASHI SENSEI, professeur de SUMI-E à " Kyoto
International Community House ".
Page Album des activités Shodô et Sumi-e
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